01/12/2012

Défi SFFF venue de l'Est: le premier concours

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Comme promis, le défi SFFF venue de l'Est, organisé avec Traqueur Stellaire,  va être ponctué de divers petits concours et quizz, qui auront lieu en général le 1er et le 15 de chaque mois. Voici donc le premier concours, pour lequel il vous est possible de gagner un exemplaire du Messager du Feu, roman de Marina et Sergueï Diatchenko, paru tout récemment dans la collection Wiz d'Albin Michel.

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La question qui va suivre peut sembler peu évidente, mais sa réponse se trouve bien sur le web francophone. Donc bonne recherche à tous!

 

Quel est le titre universitaire de Sergueï Diatchenko?

 

La première personne qui répondra à cette question en commentaire remportera un exemplaire du Messager du Feu!

02/11/2012

Marina et Sergueï Diatchenko - Le Messager du Feu

3812151766.jpgVoilà une parution que nous attendions depuis longtemps : Varan de Marina et Sergueï Diatchenko (2004), devenu en français Le Messager du Feu, un nouveau titre qui ne constitue en rien une trahison de l'original. Le Messager du Feu est sans conteste un de leurs romans les plus populaires dans les pays russophone et à ce titre, il a déjà reçu plusieurs prix amplement mérités, comme nous allons le voir.

Varan est un tout jeune homme, qui vit sur une île perdue au milieu de l'océan. Cette île a pour particularité d'être un gigantesque pic, haut de plusieurs centaines de mètres (voire plus sans doute) : une partie de sa population, la plus importante et la plus pauvre, vit près du rivage, dans un milieu perpétuellement couvert de nuages, chargé d'humidité – y rester sec relève du rêve –, tandis que l'autre, qui se considère comme plus noble, vit au sommet, un endroit perpétuellement ensoleillé. Les Fondus sont obligés de porter des verres fumés lorsqu'ils viennent au sommet, et les Montards, eux, ont bien du mal à respirer l'air humide lorsqu'ils descendent. Trois mois par an, cependant, la mer monte et noie totalement le pied de l'île, ce qui oblige les Fondus à migrer temporairement au sommet. Mais le reste du temps, la communication se fait à l'aide de l'hélice, une machine montée sur ressort qui permet de catapulter hommes et marchandises jusqu'en haut et de les faire redescendre. Varan est le fils aîné de l'hélicier. Et de ce fait, il connaît aussi bien le sommet que le fond, deux endroits qui forment tout son monde alors que l'île n'est finalement qu'un coin perdu d'un immense empire dont il ne sait rien.

Varan Gondik.jpgMais voilà qu'un mage impérial, Léréalaruun, qui affiche à peu près le même âge que lui, arrive sur l'île pour prendre service auprès du prince qui gouverne le lieu. Et il se lie d'amitié pour Varan, au point de l'aider à s'en sortir lorsque celui-ci aura des ennuis, bien malgré lui, avec la justice. Or, au cours d'une discussion, ils en viennent à parler de l'origine des mages : on dit qu'un homme parcourt sans cesse le monde, comme un simple vagabond : si une maison lui offre l'asile et qu'on lui permet d'y allumer le feu, elle connaîtra par la suite un bonheur sans fin ; et si le vagabond y construit la cheminée, il y naîtra un mage.

Fasciné par ce personnage, et sans doute aussi désireux de sortir des étroites limites de son île, Varan va abandonner amour et famille pour se lancer à la poursuite de ce personnage mystérieux qu'on nomme l'Âtrier ou le Messager du Feu.


Illustration de la version originale par Elena Gondik


A ce stade du résumé, il est évident que Le Messager du Feu est encore une histoire de quête initiatique, comme il y en a déjà tant en littérature, et a fortiori en fantasy. Mais ce roman cumule sur lui tous les bons aspects du genre, en y ajoutant quelques éléments qui relevaient pourtant de la gageure : ainsi, la quête de Varan n'a pas de fin. Son histoire débute à l'adolescence, et elle s'achèvera – peut-être – lorsqu'il ne sera plus qu'un vieillard. Le Messager du Feu est l'histoire de tout une vie. Et pour construire leur récit, les Diatchenko prennent soin d'éviter tous les poncifs de la fantasy : pas de monstre à combattre, pas d'armée innombrable envoyée par le mal incarné ; si Varan a parfois affaire aux puissants de son monde, il est plus à l'aise avec les petites gens. Ce n'est d'ailleurs pas le destin de l'empire, immuable malgré les changements d'empereur, qui compte pour les auteurs, mais bien celui du seul Varan, un personnage qui a fait le choix de ne pas vivre la vie qui lui était promise, mais de choisir une toute autre voie, celle de la liberté, de l'itinérance, à la recherche d'un mythe, d'une légende. L'histoire de Varan est une histoire belle et poignante, parfois même bouleversante, comme on en fait peu, d'autant plus belle qu'elle prend place dans un univers parfaitement construit – on appréciera la faune et la flore, parfois très singulières –, un monde que les Diatchenko ont pris soin de détailler sans lourdeur.

Un monde dans lequel, d'ailleurs, ils ont placé, en 2008, un autre de leurs romans, Le Roi de Cuivre (Медный король), ce qui ne nous fait plus dire qu'un chose : vivement sa traduction !

 

Marina et Sergueï Diatchenko

Le Messager du Feu

trad. Christine Zeytounian-Beloüs

2012, Albin Michel, Wiz

 

Une lecture de Patrice

28/08/2012

Les Diatchenko chez Wiz - enfin!

Diatchenko.jpgAnnoncé depuis maintenant plusieurs années, le roman Varan de Marina et Sergueï Diatchenko paraîtra enfin, en novembre prochain, dans la collection Wiz des éditions Albin Michel. Ce sera sous le titre de Le Messager du feu, et la traduction sera de Christine Zeytounian-Beloüs.

Evidemment nous vous en reparlerons sous peu!