27/12/2011

Henry Lion Oldie dans le prochain Black Mamba

Oldie1.jpgAu printemps prochain, Black Mamba, "la revue des Pulp littératures", éditée par Céléphaïs, accueillera dans ses pages une nouvelle de Henry Lion Oldie, Le 8e cercle du métro (Восьмой круг подземки, 1992). Elle sera abondamment illustrée par Vincent Partel.


Quelques lignes du début:


"… Juste au dernier moment, Eddie s'immisça dans la voiture et les portes-guillotine, d'un claquement, se refermèrent dans son dos. La sirène hurla ; la rame s'élança avec fracas et sifflement, prenant instantanément de la vitesse. Quelqu'un tomba sur un accoudoir et poussa un cri involontaire. Eddie se contenta de sourire. Celui-là descendra au premier ou au deuxième cercle. Ou périra. Le métro ne supporte pas de telles personnes."

21/12/2011

Leonid Kaganov dans Galaxies n°15

Et voilà une bonne nouvelle pour nous: vous pourrez trouver au sommaire de Galaxies n°15, à paraître en janvier prochain, une nouvelle de l'auteur russe Leonid Kaganov.

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(Couverture non finalisée)

Leonid Kaganov est encore un parfais inconnu en France. En Russie-même, il ne doit pas sa notoriété à ses romans (encore peu nombreux), mais à ses nouvelles. Ainsi, Sergueï Loukianenko a pu dire de lui qu'il est "un jeune auteur vivant à Moscou, maître de la nouvelle, doté d'un fantastique sens de l'humour, et en même temps d'un style lyrique subtil".

De fait, en dix ans de carrière professionnelle, il a déjà rafflé plus de onze prix...

La nouvelle que nous vous proposons s'intitule en russe Khomka (Хомка, 2003), néologisme basé sur хомяк "hamster", que nous avons donc rendu par "Hamsty". Il y est question de la prétendue innocence des enfants, de "comment on fait les bébés", et d'une forme de tamagotchi...

Alors voilà, nous, maintenant, nous avons bien envie de faire comme lui:

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Leonid Kaganov arrosant (pour de vrai) son prix Aelita 2002

18/12/2011

Andreï Tarkovski - Oeuvres cinématographiques complètes

 

Il y a des livres dont, par principe, nous ne pouvons dire que du bien. Ainsi en est-il de l'édition en français, en deux volumes, des scénarios écrits par et pour Andreï Tarkovski, en 2001 aux éditions Exils sous la direction de Charles H. de Brantes. Deux forts volumes comprenant non seulement les films qui furent tournés, mais aussi les scénarios refusés.

 

Ensuite, bien sûr, les lecteurs non habitués au genre pourront se demander si un scénario est bien autre chose qu'un document de travail, bref, une œuvre littéraire à part entière, quelque chose de lisible pour le plaisir. Le moins que l'on puisse dire, est que pour Andreï Tarkovski, tout comme pour les Strougatski avec qui il a travaillé, c'est le cas. Il faut dire qu'en URSS, l'écriture d'un scénario était un art à par entière, qui dispose encore d'une revue qui lui est entièrement consacré, Киносценарии, lequel est un peu l'équivalent de notre Avant-scène cinéma.

 

Nous n'aborderons ici que les scénarios qui concerne le fantastique ou la science-fiction.Tarkovski1.gif

 

Le tome 1 comprend ainsi Le Rouleau compresseur et le violon, L'Enfance d'Ivan, Andreï Roublev et Solaris.

 

Et Solaris (écrit avec Friedrich Gorenstein, traduit par Paul Lequesne) est malheureusement sans doute le scénario le plus technique du lot, farci qu'il est de précisions à l'usage du metteur en scène. Du coup, sa lecture n'apporte pas grand chose de plus au visionnage du film, film que Tarkovski lui-même considérait comme son moins bon. Comme il est expliqué en introduction, le réalisateur voulait supprimer les éléments science-fictif du récit, et entra ainsi en conflit avec Stanislaw Lem, qui s'y opposa. Il en résulte quelque chose de clairement boiteux, qui n'a pas la profondeur philosophique du roman d'origine.

 

Le tome 2 est plus intéressant pour nous puisqu'il contient Vent clair, Le Miroir, Hoffmanniana, Stalker, Sardor, Nosthalghia et Le Sacrifice.

 

Tarkovski2.gifVent clair (écrit avec Friedrich Gorenstein, traduit par Arnaud Le Glanic et Irina Vinogradova) est le scénario d'un film jamais tourné. Il s'agit d'une adaptation d'Ariel, dernier roman et chef d'oeuvre d'Alexandre Beliaev. L'action s'y passait en Asie centrale où, au sein d'une école des enfants apprennent à acquérir différents pouvoirs extraordinaires. Ainsi Ariel, un jeune orphelin d'origine anglaise, apprend à voler. Mais ce don sera comme une malédiction pour lui qui finalement, n'aimerait que vivre comme tout le monde. Tarkovski, lui, donne pour cadre à l'histoire un monastère chrétien de la fin du XIXe siècle et la fait s'achever en 1915 à Verdun, ceci alors que chez Beliaev, l'essentiel de l'action prend place en Inde. Et le scénario de Tarkovski est une petite perle, qui fait largement regretter que le film n'ait jamais été tourné. Et il est bien déconseiller de se rabattre sur l'adaptation de Evguéni Kotov, sortie en 1992 : ce n'est qu'un navet.

 

Nous ne dirons rien de Stalker, si ce n'est que le scénario (ici dans sa version finale, écrit par les Strougatski, traduit par Paul Lequesne) est une merveille, à l'image du film. Moins littéraire dans sa forme que Vent clair, il n'en reste pas moins chargé de poésie. Un texte d'une richesse impressionnante !

 

Terminons par Le Sacrifice (écrit par Tarkovski seul, traduit par Nikita Krivochéine et Laure Vernière). On ne savait pas, lorsque ce recueil parut en 2001, que la première version de ce scénario avait été écrit essentiellement par Arkadi Strougatski puis refusé par Tarkovski. Nous avons publié cette version en français (« La Sorcière », Galaxies n°11, 2011). La version du réalisateur est profondément différente. Tandis que les Strougatski parlaient d'une personne et d'une seule, Tarkovski, lui, veut sauver le monde. Tout comme Vent clair, Le Sacrifice est très littéraire dans sa forme et se lit comme une nouvelle. Une fort belle nouvelle.

 

 

 

Andreï Tarkovski

 

Oeuvres cinématographiques complètes

 

Coordonné par Charles H. de Brantes

 

2001, éditions Exils

 

 

 

Une lecture de Patrice