<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
<title>Russkaya Fantastika</title>
<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/atom.xml"/>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/" />
<subtitle>Littérature fantastique et de science fiction russe</subtitle>
<updated>2013-05-22T10:53:17+02:00</updated>
<rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
<generator uri="http://www.hautetfort.com/admin/" version="6.0">Hautetfort</generator>
<id>http://www.russkaya-fantastika.eu/</id>
<entry>
<author>
<name>Russkaya Fantastika</name>
<uri>http://www.russkaya-fantastika.eu/about.html</uri>
</author>
<title>Vladimir Arenev - Le Maître du chemin</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2013/05/20/vladimir-arenev-le-maitre-des-chemins.html" />
<id>tag:www.russkaya-fantastika.eu,2013-05-20:5075439</id>
<updated>2013-05-22T10:53:17+02:00</updated>
<published>2013-05-20T17:46:00+02:00</published>
<category term="Auteurs ukrainiens" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  C'est un peu par hasard si nous avons fait la connaissance de  Vladimir...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.russkaya-fantastika.eu/">
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;C'est un peu par hasard si nous avons fait la connaissance de &lt;strong&gt;Vladimir Arenev&lt;/strong&gt;, jeune auteur ukrainien&amp;nbsp;: celui-ci avait en effet envoyé il y a quelques mois, spontanément, une poignée de nouvelles à la revue &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Galaxies&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Et malheureusement, si celles-ci étaient intéressantes, aucune ne pouvait convenir, soit en raison de leur thème, soit en raison de leur longueur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4109709&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/00/3637175980.jpg&quot; alt=&quot;Arenev.jpg&quot; /&gt;Nous avons eu depuis l'occasion de rencontrer l'auteur, à Kiev, puis de lire d'autres de ses œuvres, et notamment le tout récent recueil &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le Maître du chemin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Мастер дороги&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Fantaversum, 2013), comprenant douze textes pour certains anciens, d'autres inédits, tous commentés par l'auteur qui apporte ainsi quelques précisions sur leur genèse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Et parmi ceux-ci, quelques uns nous ont vraiment frappés. Dans &lt;em&gt;Le Chemin unique&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Единственная дорога&lt;/em&gt;, 1999), un homme vivant dans une cabane voit passer de parfaits inconnus et leur offre gracieusement son hospitalité. Ces gens veulent rester, mais l'homme leur demande, au préalable, de raconter leur vie. On ne peut que deviner qui est l'hôte, quel est ce lieu. Le lecteur, bercé agréablement par un mystère qui n'a rien d'angoissant, ne peut qu'être émerveillé par cette belle ambiance énigmatique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Première règle du porcher&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Первое правило свинопаса&lt;/em&gt;, 2004), plus encore porté sur la mythologie, offre une réécriture du récit légendaire irlandais &lt;em&gt;La Querelle des deux porchers&lt;/em&gt;, prélude à la célèbre épopée de la &lt;em&gt;Razzia des vaches de Cooley&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Avec &lt;em&gt;Le Goût du savoir&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Вкус к знаниям&lt;/em&gt;, 2008), Arenev propose un conte inspiré de Lovecraft, un auteur qui n'est réellement devenu populaire en Russie et en Ukraine que ces dernières années. Mais Arenev, plus que de copier Lovecraft et ses expressions, préfère s'inspirer, et de façon habile, de son esprit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Âmurerie&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Душница&lt;/em&gt;, 2013), à la différence des autres textes, est un court roman, primé lors d'un concours national de littérature pour enfants et adolescents, qui marque d'après l'auteur lui-même une nouvelle étape dans sa carrière. Sachka, le personnage principal, est un adolescent de treize ans. L'action se passe dans un futur proche, dans lequel on place les âmes des morts dans des ballons, lesquels sont ensuite stockés. Là encore, on découvre un personnage solidement construit, un portrait parfait d'adolescent dans lequel il est aisé de se projeter. Mais un adolescent peut-il aimer qu'une âme soit captive&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Aussi talentueux dans le domaine de la fantasy que dans celui de la science-fiction, Vladimir Arenev use d'un style poétique mais fluide, qui ne rend pas les textes difficiles à lire. Et le tout pour porter des personnages biens bâtis, particulièrement crédibles, servant de belles idées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Il va sans dire qu'avec cela, nous ne pouvons qu'inviter Vladimir Arenev à participer au dossier spécial «&amp;nbsp;Ukraine&amp;nbsp;» que nous devons publier dans &lt;em&gt;Galaxies&lt;/em&gt; d'ici quelques mois&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une lecture de Viktoriya&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name>Russkaya Fantastika</name>
<uri>http://www.russkaya-fantastika.eu/about.html</uri>
</author>
<title>Marina et Sergueï Diatchenko - Vita Nostra</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2013/05/11/marina-et-serguei-diatchenko-vita-nostra.html" />
<id>tag:www.russkaya-fantastika.eu,2013-05-11:5067948</id>
<updated>2013-05-11T20:19:24+02:00</updated>
<published>2013-05-11T20:19:24+02:00</published>
<category term="(aut.) Marina et Sergueï Diatchenko" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="(éd.) Eksmo" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="Auteurs ukrainiens" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  Alexandra Samokhina est une jeune fille sans doute banale. Avec sa mère...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.russkaya-fantastika.eu/">
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Alexandra Samokhina est une jeune fille sans doute banale. Avec sa mère divorcée, elle part en vacances, au bord de la mer. Et tout se passe on ne peut plus normalement. Mais quel que soit l'endroit où elle se rend, un homme est là, qui la surveille. Il apparaît même bientôt près de l'immeuble où elles ont loué un appartement. Il finit par lui dire qu'elle doit, pendant une semaine, chaque matin, se lever à 6h et se rendre au bord de la mer pour se baigner. Et sans comprendre pourquoi, mais elle ne peut s'empêcher d'obéir. Elle se lève donc tous les matins... et après chaque bain, elle crache des pièces&amp;nbsp;! Mais un jour elle se réveille trop tard et manque l'heure de la baignade. Le compagnon de sa mère se sent alors mal et se retrouve hospitalisé. Alexandra fait aussitôt le lien avec la baignade manquée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Elle retourne dans la ville où elle habite avec sa mère. Elle doit fêter sa dernière année au lycée, avant de passer ses examens d'entrée à l'université. L'année qui vient s'annonce donc dure. Mais voilà que l'homme mystérieux réapparaît et lui dit de se lever tous les matins très tôt et de faire du jogging dans le parc. Alexandra, étonnée, essaie de résister mais n'a finalement pas la force de dire non. Elle obéit, va dans le parc, et après quelques instants de course, elle rentre chez elle et crache de la monnaie. Elle accumule toutes ces pièces, sur recommandation de l'homme. Ses études sont une réussite et elle peut entrer à l'université.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Mais l'homme revient et lui annonce qu'elle n'ira pas à l'université, mais intégrera un institut d'une autre ville. Alexandra hésite, ne sait que faire, d'autant plus que sa mère, qui va se marier avec son compagnon, veut qu'elle entre à l'université. Alexandra, malgré les disputes avec sa mère, tranche pour l'institut. Elle se retrouve donc dans une ville qu'elle ne connaît pas. Une ville qui n'existe d'ailleurs sur aucune carte. Et un institut inconnu de tous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Là, tout lui paraît étrange. Elle s'inscrit, puis on la place dans le foyer. Dès les premiers jours, elle intègre un groupe d'étudiants «&amp;nbsp;élus&amp;nbsp;». Visiblement l'institut n'est pas pour tout le monde. On leur distribue des manuels au contenu indéfinissable, et on leur demande d'apprendre par cœur des textes incompréhensibles. Après bien des efforts, Alexandra parvient à décrypter ces textes. Mais son caractère, son physique changent. Elle devient plus brusque. Toutefois, les professeurs se rendent compte de ses talents à comprendre ces textes hermétiques. Mais chaque fois qu'elle fait une faute, un malheur survient dans sa famille. Alexandra développe des capacités surhumaines qui se manifestent ainsi au fur et à mesure de ses études.&lt;img id=&quot;media-4097090&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/02/01/883951616.jpg&quot; alt=&quot;Vita Nostra.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Si vous cherchiez un anti-&lt;em&gt;Harry Potter&lt;/em&gt;, avec &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Vita Nostra &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;de &lt;strong&gt;Marina et Sergueï Diatchenko&lt;/strong&gt; (2007, Eksmo), vous tenez sans doute le bon candidat. Certes, il tourne autour d'une thématique classique chez les Diatchenko&amp;nbsp;: le dépassement de soi. Un dépassement qui n'est pas sans peine&amp;nbsp;: chaque décryptage de texte offre certes de nouvelles capacités à Alexandra, qui mue physiquement – elle se couvre même un temps d'écailles – mais aussi mentalement. Chaque texte est comme une clé pour monter plus haut, mais chaque ascension a aussi un prix&amp;nbsp;: l'échec coûte cher, d'autant que la punition ne la touche pas elle-même, mais sa famille. Cet apprentissage est donc particulièrement ambigu, voire cruel, alors même qu'il n'y a pas de vrai «&amp;nbsp;méchant&amp;nbsp;», en dehors peut-être de l'inconnu qui contraint Alexandra à intégrer l'institut. Comme souvent chez les Diatchenko, le héros ici ne sauve pas le monde, ne doit pas combattre un horrible super-vilain, mais doit en fait se battre contre lui-même, se surpasser. Sur le principe, on reste très proche de &lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2012/03/29/marina-et-serguei-diatchenko-la-cicatrice.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Cicatrice&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, et même du &lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2012/11/02/marina-et-serguei-diatchenko-le-messager-du-feu.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Messager du feu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Et l'on retrouve d'ailleurs leur style habituel&amp;nbsp;: une façon de raconter simple, prenante, qui fait que le lecteur ne lâche pas. Il permet ici une immersion total dans une ambiance particulièrement mystérieuse. Et même angoissante&amp;nbsp;: Alexandra a conscience de risquer son futur en s'embarquant pour cette ville, cet institut qui n'existent pas. La différence d'ambiance entre cette ville et les autres est d'ailleurs tangible. Il y a là quelque chose d'irréel. Et de fait le roman laisse nombre d'interrogations en suspens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vita Nostra&lt;/em&gt; est un très bon roman. Comme tous les romans des Diatchenko, il fait réfléchir, notamment sur l'homme lui-même. Ici sur les limites de sa volonté, mais aussi sur sa capacité à réfléchir sur son monde intérieur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Les Diatchenko ont depuis publiés deux autres romans se plaçant dans le même univers, romans que bien évidemment nous lirons tôt ou tard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une lecture de Viktoriya&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name>Russkaya Fantastika</name>
<uri>http://www.russkaya-fantastika.eu/about.html</uri>
</author>
<title>A propos de S.T.A.L.K.E.R. - jeux, livres, films</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2013/05/08/a-propos-de-s-t-a-l-k-e-r-jeux-livres-films.html" />
<id>tag:www.russkaya-fantastika.eu,2013-05-08:5065682</id>
<updated>2013-05-08T17:12:09+02:00</updated>
<published>2013-05-08T17:12:09+02:00</published>
<category term="(aut.) Arkadi et Boris Strougatski" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="(éd.) Ast" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="(éd.) Eksmo" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="Jeux vidéo" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  1986. L'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.russkaya-fantastika.eu/">
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;1986. L'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de Pripyat (Ukraine), explose, provoquant une catastrophe à la fois écologique et sociale. En raison des radiations, une zone d'exclusion est créée autour de Pripyat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;2006. Une nouvelle explosion se produit au cœur de la centrale. Elle est à l'origine de phénomènes étranges : des anomalies défiant les lois de la physique apparaissent. Et autour d'elles, des artefacts mystérieux, aux propriétés étranges. Ce sont ces artefacts que vont chercher les stalkers, qui, au péril de leur vie, choisissent de franchir les barrages des militaires pour entrer dans la Zone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/02/1863039709.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093371&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/02/1923415210.jpg&quot; alt=&quot;ss_lajoye_08-05-12_19-22-13_(l12_stancia).jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les jeux&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Lorsque l'aventure &lt;strong&gt;&lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; commence, en 2001, le studio ukrainien &lt;a href=&quot;http://www.gsc-game.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;GSC Game World&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; n'était guère connu que pour &lt;em&gt;Cossack – European Wars&lt;/em&gt;, un jeu de stratégie en temps réel, ses autres productions s'avérant plutôt anecdotiques. &lt;em&gt;Cossack&lt;/em&gt; même, tout en étant un très bon jeu, n'était pas en soi particulièrement original. Aussi était donc en droit de ne rien attendre de particulier de &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;. un nouveau projet devant tourner autour de la zone de Tchernobyl. Tout au plus pouvait-on s'interroger sur la pertinence morale de créer un jeu sur ce qui fut une catastrophe épouvantable qui toucha en premier lieu l'Ukraine. Puis petit à petit les informations filtrent. Et lorsqu'enfin, en 2007, le jeu paraît, il étonne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R. - Shadow of Chernobyl&lt;/em&gt; n'est pas sans défauts. Sur certains ordinateurs, il ne démarre tout simplement pas sans patch. Et même une fois patché de multiples bugs subsistent&amp;nbsp;: de quoi se demander si sept années de développement étaient vraiment nécessaires. La réponse est bien évidemment oui car au-delà de ses problèmes techniques, le jeu est fascinant. Fascinant par la Zone. Cet endroit redevenu sauvage autour de la centrale de Tchernobyl et de Pripyat. Végétation anarchique, chiens errants, moutons et sangliers mutants, l'ensemble ayant pris possession des ruines des anciennes constructions soviétiques. Et grâce à un système d'éclairage dynamique particulièrement réussi, un moteur qui permet de simuler un environnement jusqu'au moindre détail et un recréation de la météorologie aléatoire, cela donne quelque chose d'immersif, qu'on peut même qualifier de beau et où l'on a plaisir de se rendre sans même forcément chercher l'aventure. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/2978215433.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093372&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/3206629727.jpg&quot; alt=&quot;Orage dans la Zone.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Pourtant, de l'aventure, il y en a. Car la Zone n'est pas vide. Il y a les animaux, donc, mais aussi des militaires, des scientifiques, et de nombreux stalkers et bandits, plus ou moins organisés en factions. C'est d'ailleurs-là l'autre point fort du jeu&amp;nbsp;: s'il est bien doté d'un scénario, comme tout FPS qui se respecte, la majeur partie de ses personnages sont laissés libres de leurs mouvements, et le joueur a malgré tout le droit d'interagir avec eux, pour échanger des objets ou demander des informations. On peut ainsi se retrouver, en plus de la quête principale, avec une dizaine d'autres tâches secondaires à accomplir, et ce de façon tout à fait aléatoire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/1187804896.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093375&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/3342149629.jpg&quot; alt=&quot;A l'intérieur d'un labo.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Chaque partie de &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;. sera différente et si l'action est bien présente, il ne faut pas s'attendre non plus à quelque chose de bourrin&amp;nbsp;: il faut marcher, ménager ses forces (le poids est limité), penser à manger, faire attention aux zones irradiées, aux anomalies, bref à tout. Une simple brute ne survit pas dans la Zone. Ce mélange entre FPS (jeu de tir en vision subjective) et RPG (jeu de rôle) constitue la vraie innovation du studio ukrainien et sera à l'origine du succès du jeu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;De ce fait, dès l'année suivante, GSC Game World sortira un mod, &lt;em&gt;Clear Sky,&lt;/em&gt; dont l'action se passe quelque temps avant celle de &lt;em&gt;Shadow of Chernobyl&lt;/em&gt;. Réutilisant en grande partie les anciennes cartes de son prédécesseur, ce nouveau jeu s'avère décevant&amp;nbsp;: il introduit une version exacerbée de la lutte entre les factions, à laquelle le joueur peut participer en choisissant son camp, mais l'IA gérant cela n'est pas très aboutie, et les choix de stratégie restent limités. Ajoutez à cela une scénario finalement très linéaire, un soft encore très bugué (même avec patch!) et vous obtenez quelque chose de médiocre, bien en-dessous du jeu précédent. Seul point positif&amp;nbsp;: la possibilité de faire modifier par des techniciens ses armes et équipements. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/00/1883993988.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093376&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/00/3139678046.jpg&quot; alt=&quot;Emission sur le bunker des scientifiques.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Heureusement en 2009 le studio continue sur sa lancée avec une extension, &lt;em&gt;Call of Pripyat&lt;/em&gt;, qui cette fois-ci se base sur des matériaux entièrement nouveaux. Dans ce volet, le joueur n'incarne plus un stalker, mais un militaire envoyé secrètement en mission dans la Zone, à la recherche d'un commando dont le QG a perdu la trace. &lt;em&gt;Call of Pripyat&lt;/em&gt; peut sans conteste être qualifié de chef d’œuvre. Plus aucun bug ou presque, un environnement magnifique qui prend place dans trois cartes seulement, mais immenses et qu'on peut explorer de fond en comble. Le réalisme est poussé à l'extrême et sert parfaitement un scénario complexe, fouillé, des quêtes additionnelles nombreuses. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/2051915087.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093380&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/1937338857.jpg&quot; alt=&quot;Usine de Jupiter.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Il est toujours utiles de s'adresser aux autres stalkers rencontrés et de prendre note des ragots et légendes qui circulent. Il est toujours utile aussi de rendre service, mais tout en tâchant de rester relativement neutre. &lt;em&gt;Call of Pripyat&lt;/em&gt; fait appel à l'intelligence du joueur, tout en n'étant pour autant pas un jeu cérébral porté sur les énigmes. Il nous offre un vrai espace d'exploration, et là encore l'envie de simplement se promener dans la Zone ne manque pas de surgir. Les concepteurs du jeu ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, puisqu'à la fin ils offrent au joueur l'opportunité de rester, alors même que le scénario est achevé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Dire que la trilogie fut un succès est un euphémisme. Elle souleva l'enthousiasme, vit se générer dans le monde entier plusieurs communautés de fans très actives. De multiples mods indépendants furent publiés, au point que GSC Game World en vint à donner en libre téléchargement une version bêta du jeu datant de 2004 – version laide, certes, mais ouvrant de nouvelles perspectives encore. Enfin, un &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;. 2 fut annoncé. Mais nous y reviendrons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/02/60014158.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093383&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/02/154199620.jpg&quot; alt=&quot;ss_lajoye_07-31-12_15-13-02_(l07_military).jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les raisons du succès&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Expliquer les origines de ce succès relèverait de l'exploit, aussi nous nous contenterons d'esquisser quelques pistes. &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;., c'est avant tout un concept repris d'abord à Arkadi et Boris Strougatski, qui dans leur roman &lt;em&gt;Stalker – Pique nique au bord du chemin&lt;/em&gt;, exploraient déjà une Zone, même si celle-ci était d'origine extra-terrestre. Ce roman a d'ailleurs tout une histoire&amp;nbsp;: publié préalablement dans une revue en 1972, alors que les deux frères subissaient l'ostracisme de la critique officielle soviétique, il ne fut réédité en volume qu'en 1980... mais avec un tirage de 100000 exemplaires&amp;nbsp;! Un succès qui n'a depuis jamais baissé, au point qu'actuellement les lecteurs russes classent ce roman comme étant le deuxième meilleur roman russe fantastique (sous cette étiquette se rangent la SF, la fantasy et le fantastique) de tous les temps, juste après &lt;em&gt;Le Maître et Marguerite&lt;/em&gt; de Mikhaïl Boulgakov.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/3677633940.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093385&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/2969332035.jpg&quot; alt=&quot;stalker-strougatski.jpg&quot; width=&quot;252&quot; height=&quot;375&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Ici il est donc question d'une Zone, en fait un territoire touché par l'escale temporaire d'extraterrestres qu'on ne verra jamais mais qui ont laissé derrière eux de multiples traces de leur passage&amp;nbsp;: anomalies et artefacts, que des scientifiques, mais aussi des stalkers clandestins, s'en vont récupérer au péril de leur vie. Bien des éléments se retrouveront dans le jeu&amp;nbsp;: les stalkers indépendants, leur habitude de jeter des écrous devant eux pour détecter les anomalies, les artefacts divers et variés. Pour l'ambiance, c'est directement auprès de l'adaptation cinématographique d'Andreï Tarkovski qu'il faut chercher&amp;nbsp;: le franchissement du cordon militaire, la nature ensauvagée, les ruines et les détritus omniprésents, signes d'un déchéance certaine et pourtant si beaux. Le roman des Strougatski est connu en Russie de tous les amateurs de SF. Le fait de savoir que nombre de ses éléments allaient être repris dans le jeu ne pouvait que créer une attente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/01/4163398604.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093407&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/01/2726517001.jpg&quot; alt=&quot;Train avec anomalie 2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;L'autre piste est d'ordre sociologique. La catastrophe de Tchernobyl a été vécue comme un vaste traumatisme par nombre de Soviétiques. Des milliers de personnes y sont mortes, soit immédiatement, soit des suites des radiations. Des centaines de milliers d'autres ont été déplacées, évacuées de la zone de Pripyat. Que des Ukrainiens créent eux-même un jeu vidéo prenant place dans cette zone et particulièrement réaliste pour ce qui concerne son environnement, ne lasse pas de surprendre. Peut-on imaginer un trentenaire jouant à &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;. en 2007 tout en ayant été évacué de Pripyat 21 ans auparavant&amp;nbsp;? Que doit-il penser en voyant des quartiers entiers de la ville reconstitués&amp;nbsp;? Devant cette immense &lt;a href=&quot;http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/forge/5525&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;statue de Prométhée&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, devant la grande roue, les aires de jeux, devant tous ces lieux qui existent réellement et qu'il a pu voir dans son enfance&amp;nbsp;? Le public russe et ukrainien aurait dû être le premier choqué par le jeu&amp;nbsp;: il ne l'a pas été, bien au contraire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Cette même catastrophe de Tchernobyl exerce aussi une forme d'attractivité pour le public occidental, au point que des parcours touristiques semi-clandestins – dont les guides se sont eux-mêmes nommé stalkers, sont organisés dans la zone. La fascination qu'exerce aussi régulièrement les villes fantômes est à l’œuvre. Quand des photographes comme &lt;a href=&quot;http://www.guillaume-herbaut.com/en/portfolio/photo-essays/chernobyl/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Guillaume Herbaut&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; explorent la zone d'exclusion, on ne peut s'empêcher de la trouver aussi belle que dans le film de Tarkovski.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Là encore, le degré de réalisme du jeu y est pour beaucoup&amp;nbsp;: les fresques murales décaties – par exemple dans une crèche dans &lt;em&gt;Call of Pripyat&lt;/em&gt; –, les ruines, les épaves, constituent autant d'attractions «&amp;nbsp;romantiques&amp;nbsp;», mais d'un genre moderne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les livres&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Pendant les six années de développement du jeu, bien des choses filtrèrent auprès du public russe, si bien que non seulement il en devint très attendu, mais suscita aussi d'autres attentes : la nécessité de développer cet univers sur d'autres supports apparut bien vite. GSC Game World lança en 2007 un concours de nouvelles, et les meilleurs textes furent publiés dans une anthologie, &lt;em&gt;Les Ombres de Tchernobyl (Тени Чернобыля)&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/00/1127833985.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093389&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/00/2392817366.jpg&quot; alt=&quot;Livre 1 Teni Chernobylya.jpg&quot; width=&quot;246&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Dans la foulée, trois romans sont écrits par des écrivains pour certains déjà professionnels et paraissent parallèlement à la sortie du jeu. Ce sont depuis plus de quatre vingt romans qui, en moins de cinq ans, ont été publiés, d'abord par les éditions Eksmo, puis, à partir de 2010 par son principal concurrent, les éditions Ast (qui éditent aussi la série &lt;em&gt;Métro 2033&lt;/em&gt;). Les auteurs sont très divers. Certains sont de parfaits inconnus, d'autres sont des professionnels de l'écriture de romans sous licence, d'autres encore sont d'authentiques auteurs reconnus (le plus souvent comme auteurs de science-fiction) comme Alexandre Zoritch, Vladimir Vassiliev, Andreï Lazartchouk, Mikhaïl Ouspenski, ou Alexandre Gromov (ce dernier sous pseudonyme). Il faut dire que le projet à de quoi attirer même les plus réticents&amp;nbsp;: chaque nouveau volume est tiré au minimum à 40000 exemplaires. Cela représente une manne pour des auteurs qui peuvent difficilement vivre de leur plume dans un contexte éditorial actuellement houleux et dans lequel les nouvelles parutions de science-fiction ne sont plus tirées que de 3 à 5000 exemplaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/02/1080884773.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093390&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/02/1573072536.jpg&quot; alt=&quot;Livre 2 Zoritch.jpg&quot; width=&quot;263&quot; height=&quot;388&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;La série s'avère on ne peut plus honnête, à vrai dire. Il s'y trouve bien sûr de parfaits ratages, mais dans l'ensemble le niveau est professionnel&amp;nbsp;: c'est un bon produit commercial. Du moins à ses débuts. Car les fans ont pu noter ces derniers temps une baisse sérieuse de la qualité. Or s'il est toujours possible de faire un produit commercial honnête, il ne faut pas pour autant prendre les lecteurs pour des vaches à traire, d'autant plus que ceux-ci disposent en Russie de moyens d'expressions utiles, comme le site &lt;a href=&quot;http://fantlab.ru/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Laboratoriya Fantastiki&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, qui offre à ses membres la possibilité de noter les œuvres inventoriées dans sa base de donnée et de leur accoler une critique. Or le constat est cinglant&amp;nbsp;: la série passe d'une note de 7/10 en moyenne à ses débuts, à 5 en 2011.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/02/02/3167843347.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093394&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/02/02/2531649810.jpg&quot; alt=&quot;Livre 3 Lazartchouk.jpg&quot; width=&quot;260&quot; height=&quot;342&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Cela n'est évidemment pas passé inaperçu aux yeux des détenteurs de la licence, qui ont fini par la retirer aux éditions Ast, pour défaut de qualité et manque de soin dans la sélection des auteurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les films&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;GSC Game World ne pouvait cependant s'arrêter là. Fin 2010, le studio officialise sa volonté de créer une série télévisée basée sur l'univers du jeu. &lt;a href=&quot;http://kinostalker.com/?lang=en&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Un site internet&lt;/a&gt; est créé, montrant quelques images et une courte vidéo. Mais depuis ce jour, rien n'a bougé. Le site est resté figé, aucune nouvelle image ou vidéo n'a été publiée. Le projet semble au point mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Mais c'est sans compter sur les fans qui, de la même manière qu'ils se sont emparés du jeu pour éditer des mods et extensions, ont créé de vrais projets cinématographiques. Bien évidemment dans ce domaine, la communauté la plus active est russophone. Regroupée autour du site &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.kinostalker.ru/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; text-decoration: underline;&quot;&gt;www.kinostalker.ru&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, elle a produit de 2007 à 2010 une dizaine de moyens métrages. Le résultat est certes très amateur, mais plein de bonne volonté. Mais les Russes ne sont pas les seuls. Des Allemands se sont lancés dans l'aventure (au moins un film, intitulé &lt;em&gt;Emission&lt;/em&gt;, est mis en ligne en 2011). Plus surprenant est le projet uruguayen &lt;a href=&quot;http://www.monolithwhisper.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;STALKER: Monolith's Whisper&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, un long métrage de plus d'une heure, tourné avec les moyens du bord et des acteurs pas vraiment convaincants (mais il est difficile de l'être avec un masque à gaz sur la figure!), puis édité en DVD avec version anglaise... et russe&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;A notre connaissance jamais un jeu vidéo n'avait jusqu'ici fait l'objet d'un tel foisonnement créatif de la part de ses fans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'avenir&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;. 2 a donc été annoncé en 2011. Il était prévu un jeu doté d'une seule et unique carte, gigantesque – une évolution déjà amorcée avec &lt;em&gt;Call of Pripyat&lt;/em&gt;. Puis il fut annulé en décembre... avant d'être remis sur les rails, puis à nouveau annulé. Les rumeurs à ce sujet sont diverses et variées. GSC Game World aurait été a priori fermé&amp;nbsp;: pourtant le site officiel de &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;. est toujours en ligne, et la société existe toujours, même si elle semble n'avoir rien produit depuis longtemps. Cependant la majeure partie de l'équipe de développement a quitté le studio pour fonder &lt;a href=&quot;http://vostokgames.com/en&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vostok Games&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ce nouveau studio a déjà lancé un projet ambitieux&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://survarium.com/en&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Survarium&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, un jeu massivement multijoueur en ligne, basé sur un univers post-apocalyptique, avec villes en ruines, végétation folle, animaux redevenus sauvages, mutants... bref, tout ce qui a fait le bonheur des joueurs dans &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R.&lt;/em&gt; Quelques captures d'écran ont déjà été publiées&amp;nbsp;: la ressemblance avec &lt;em&gt;S.T.A.L.K.E.R&lt;/em&gt;. est évidente. Ce nouveau jeu devrait sortir fin 2013: espérons qu'il sera à la hauteur&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Côté livres, si la licence a été un temps retirée à Ast, les publications ont finalement repris en 2012. Mieux, le concept s'exporte. Ainsi en Allemagne, depuis 2008, l'éditeur Panini a fait paraître quelques volumes dont certains sont des traductions du russe et les autres des créations originales d'auteurs allemands comme Claudia Kern et Bernd Frenz, spécialisés dans la novelisation de jeux vidéos. Aux États Unis, c'est CreateSpace, l'entité éditoriale d'Amazon, qui a publié depuis fin 2011 deux volumes originaux, en anglais, dus à de parfaits inconnus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Inutile de dire qu'avec tout cela, et en dépit des aléas juridiques et financiers qui entourent la licence, le concept a encore de beaux jours devant lui&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Et pour ce qui nous concerne, nous retournons régulièrement dans la Zone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/02/01/1187439337.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4093404&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/02/01/1265349509.jpg&quot; alt=&quot;Emission sur la gare de Yanov.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Cet article devait initialement paraître dans la revue Black Mamba. Non remercions Laurent Girardon pour son autorisation de reproduction.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Toutes les captures d'écran sont de nous.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name>Russkaya Fantastika</name>
<uri>http://www.russkaya-fantastika.eu/about.html</uri>
</author>
<title>L'Île habitée ressort en version intégrale</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2013/05/07/l-ile-habitee-ressort-en-version-integrale.html" />
<id>tag:www.russkaya-fantastika.eu,2013-05-07:5064887</id>
<updated>2013-05-07T16:50:47+02:00</updated>
<published>2013-05-07T16:48:00+02:00</published>
<category term="(aut.) Arkadi et Boris Strougatski" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="Films" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Bonne nouvelle?     L'adaptation de   L'Île habitée   des frères...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.russkaya-fantastika.eu/">
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4091928&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/00/2445638250.jpg&quot; alt=&quot;Ilehabitée.jpg&quot; width=&quot;224&quot; height=&quot;318&quot; /&gt;Bonne nouvelle? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;L'adaptation de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'Île habitée&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; des frères &lt;strong&gt;Strougatski&lt;/strong&gt;, par &lt;strong&gt;Fedor Bondartchouk&lt;/strong&gt; ressort chez l'éditeur de DVD &lt;a href=&quot;http://www.factorisfilms.com/fiche.asp?fiche=3760125764382&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Factoris Films&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, et cette fois-ci en intégralité, avec version française et version originale russe sous-titrée, dans un coffret contenant à la fois &lt;a href=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2012/09/23/un-bien-beau-massacre.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'immonde massacre&lt;/a&gt; gentiment nommé &quot;version internationale&quot;, et donc les deux volets du film originel. Par contre c'est toujours sous le titre crétin de &lt;em&gt;Battlestar Rebellion&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Date de sortie prévue: le 3 juillet. Croisons les doigts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name>Russkaya Fantastika</name>
<uri>http://www.russkaya-fantastika.eu/about.html</uri>
</author>
<title>Anindita Banerjee - We Modern People. Science Ficion and the Making of Russian Modernity</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2013/05/06/anindita-banerjee-we-modern-people-science-ficion-and-the-ma.html" />
<id>tag:www.russkaya-fantastika.eu,2013-05-06:5064042</id>
<updated>2013-05-06T17:31:57+02:00</updated>
<published>2013-05-06T17:25:00+02:00</published>
<category term="Essais" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  Si les thèses sur la science-fiction soviétique en langues occidentales...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.russkaya-fantastika.eu/">
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Si les thèses sur la science-fiction soviétique en langues occidentales sont rares, il est inutile de dire que les travaux publiés dans ces mêmes langues sur la proto-science-fiction du XIXe siècle ou du début du XXe le sont encore plus. C'est là tout ce qui fait l'intérêt de la thèse d'&lt;strong&gt;Anindita Banerjee&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;We Modern People. Science Ficion and the Making of Russian Modernity&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (2012, Middletown, Wesleyan University Press), qui comble ici une lacune importante. Car c'est un fait que, comme d'ailleurs un peu partout dans le monde, bien des auteurs russes, y compris des plus connus, ont un jour ou l'autre abordé ce genre. Ainsi les lecteurs de ce blog connaissent bien Vladimir Odoievski, Valeri Brioussov ou encore Alexandre Kouprine. Mais aucun de ces auteurs n'écrivait que cela. Aussi étudie-t-on leur oeuvre, mais rarement spécifiquement leur oeuvre de science-fiction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4090373&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/00/3725700788.jpg&quot; alt=&quot;Banerjee.jpg&quot; width=&quot;280&quot; height=&quot;421&quot; /&gt;D'emblée, l'ouvrage d'Anindita Banerjee frappe par une découverte de taille&amp;nbsp;: l'expression-même de «&amp;nbsp;science-fiction&amp;nbsp;» ne serait pas une création américaine. Elle en a en effet retrouvé l'exact équivalent russe, &lt;em&gt;научная фантастика&lt;/em&gt;, dès 1894 dans la revue de géographie &lt;em&gt;La Nature et les gens&lt;/em&gt;, et ce accompagné d'une définition tout à fait similaire, ou peu s'en faut, avec ce qu'écrira Hugo Gernsback trois décennies plus tard&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La science et la technologie définissent la réalité moderne en transformant non pas seulement la vie de tous les jours, mais aussi les moyens mêmes par lesquels nous pensons et imaginons. Un nouveau genre de littérature, appelé science-fiction (&lt;em&gt;научная фантастика)&lt;/em&gt;, joue un rôle non négligeable dans ce processus. N'est-ce pas au sein de l'imaginaire N'est-il pas dans l'imaginaire où les théories audacieuses et étonnantes machines sont-elles pas d'abord nées par le fait de l'imagination ? Par conséquent, à côté des nouvelles sur les derniers développements scientifiques et technologiques, notre magazine continuera de présenter un riche panorama de réflexions sur leur potentiel, qui semblera loin d'être fantastique à ceux de notre époque.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Passé cette surprise, l'on découvre un plan relativement classique qui du coup met en parallèle progrès (et diffusion du progrès) technique et développement des idées de science-fiction. Ainsi le livre se découpe-t-il en quatre parties&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Conquering space&lt;/em&gt;, qui corrèle mise en place d'un vrai réseau de chemin de fer, puis développement de l'aviation, et expansion géographique du propos littéraire, lequel quitte la seule Russie&amp;nbsp;; &lt;em&gt;Transcending time&lt;/em&gt;, où comment de nouvelles technologies (phonographe, radio, cinéma) permettent de figer le temps et donc de l'envisager différemment&amp;nbsp;; &lt;em&gt;Generating power&lt;/em&gt;, montrant la place de plus en plus importante dans la civilisation de ce nouveau pouvoir qu'est l'électricité et ses sources possibles&amp;nbsp;; enfin &lt;em&gt;Creating the human&lt;/em&gt;, dans lequel il est question d'auteurs puisant dans l'ensemble de ces nouvelles technologies pour envisager un nouvel homme – homme social ou homme physique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;L'ensemble des réflexions d'Anindita Banerjee est développé non pas en prenant la littérature russe isolée, mais en la rétablissant dans un contexte international, et donc en cherchant aussi les influences extérieures (Wells, Verne, bien sûr, mais aussi H. Rider Haggard). Le tout est donc solide, bien argumenté, ce qui permet de passer aisément sur quelques petites erreurs sans importance (par exemple le récit de Brioussov &lt;em&gt;Гора Звезды&lt;/em&gt; – &lt;em&gt;La Montagne des étoiles&lt;/em&gt;, que l'auteur intitule de façon fautive &lt;em&gt;Gora Zvezd, Star Mountain&lt;/em&gt; – n'est pas inédit mais à été publié en 1975 dans l'anthologie annuelle &lt;em&gt;Fantastika&lt;/em&gt;, et même réédité quatre fois depuis).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Cette thèse constitue donc une lecture intéressante et même importante, non seulement dans le cadre de la littérature russe, mais aussi dans celui de l'étude de l'émergence internationale du merveilleux scientifique ou de la science-fiction au tournant du XIXe et du XXe siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une lecture de Patrice&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name>Russkaya Fantastika</name>
<uri>http://www.russkaya-fantastika.eu/about.html</uri>
</author>
<title>Andreï Rubanov - Ciel orange</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2013/05/03/andrei-rubanov-ciel-orange.html" />
<id>tag:www.russkaya-fantastika.eu,2013-05-03:5061513</id>
<updated>2013-05-03T11:59:44+02:00</updated>
<published>2013-05-03T11:59:00+02:00</published>
<category term="(aut.) Andreï Roubanov" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="(éd.) Flammarion" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="Auteurs russes" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary> &amp;nbsp;   Nous ferons aujourd'hui une petite entorse à la règle de notre...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.russkaya-fantastika.eu/">
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Nous ferons aujourd'hui une petite entorse à la règle de notre blog, qui veut que nous ne chroniquions que des oeuvres relevant de près ou de loin de la SF, du fantastique et de la fantasy, en parlant de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ciel orange&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Жизнь удалась&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Une Belle vie&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Une Vie réussie&lt;/em&gt;, 2008), d'&lt;strong&gt;Andreï Rubanov&lt;/strong&gt;, un polar paru en mars dernier dans la toute nouvelle collection «&amp;nbsp;Ombres Noires&amp;nbsp;» de Flammarion. Mais nous avons au moins l'excuse de suivre régulièrement cet auteur touche à tout, qui ne s'est jamais privé d'abord tous les genres actuels, de la dystopie au space opera, en passant donc par le roman policier. &lt;img id=&quot;media-4086102&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/01/01/2551977596.jpg&quot; alt=&quot;Rubanov.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Matveï Matveïevitch Matveïev est un petit marchand de vins français prospère. Un honnête homme, qui s'est toujours efforcé de ne se fâcher avec personne, de faire fructifier son affaire sans faire de jaloux, bref de mener une vie confortable avec sa femme Marina, qu'il parvient à couvrir de présents. Cela a toutefois un prix&amp;nbsp;: Matveï a du souscrire un emprunt au noir auprès d'un politicien mafieux, Nikintine, ancien gardien de hockey.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Mais voilà que Matveï a disparu. Enlevé, voire même tué. Sa femme, plutôt que de s'adresser officiellement à la police, préfère s'en remettre aux services d'un capitaine de la milice qui mènera discrètement son enquête sur ses congés. Et pendant ce temps, Matveï, quelque part en un lieu inconnu, se remémore son passé et mène une introspection sur sa vie, guidé par un mystérieux interlocuteur invisible. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ciel orange&lt;/em&gt; est-il vraiment un polar&amp;nbsp;? Certes, on y trouve un intrigue policière, racontée sur un ton qui n'est pas sans rappeler un Léo Malet au mieux de sa forme. Mais cette intrigue est le prétexte à tout une galerie de portraits hauts en couleurs. Matveï, le marchand de vin, Marina, sa femme, une beauté glaciale mais qui tient à son mari plus qu'à tout, le policier, vieux ours expérimenté, un brin bourru mais au bon cœur, Nikitine, pseudo-politicien, en fait homme de paille d'un riche industriel de l'Oural, Cactus, son homme de main, vicieux de la pire espère, et bien d'autres encore. Rubanov nous raconte leur vie en détail, et ces vies composent un tableau détaillé de la vie moscovite des années 90 et 2000. Un vie de chaos économique, au sein duquel l’État n'a plus sa place, où des fortunes sont faites et défaites d'un jour à l'autre, où les relations entre les gens ne peuvent s'établir qu'en fonction de qui peut donner quoi, les sentiments étant délibérément abandonnés&amp;nbsp;: pour être aimer, il faut de l'argent – beaucoup d'argent – et une belle voiture. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ciel orange&lt;/em&gt; est souvent drôle, ou du moins caustique, et il contient son lot de bonnes phrases et d'aphorismes. Mais il est aussi un roman noir, sur un pays et une société en pleine mutation. On y regrettera certes quelques petits soucis de construction entre les différents fils narratifs, mais ces soucis sont pour le moins mineur en regard de ce que ce texte a à dire, d'autant plus que tout y est raconté sur un style léger, efficace, et donc prenant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Andreï Rubanov&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ciel orange&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;trad. Yves Gauthier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;2013, Paris, Flammarion, «&amp;nbsp;Ombres Noire&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une lecture de Patrice&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name>Russkaya Fantastika</name>
<uri>http://www.russkaya-fantastika.eu/about.html</uri>
</author>
<title>Dalia Trouskinovskaya - Les Imbéciles de Babel</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.russkaya-fantastika.eu/archive/2013/04/21/dalia-trouskinovskaya-les-imbeciles-de-babel.html" />
<id>tag:www.russkaya-fantastika.eu,2013-04-21:5051143</id>
<updated>2013-04-21T15:04:06+02:00</updated>
<published>2013-04-21T15:04:06+02:00</published>
<summary>   Quelque part dans un village proche de Babel, quelques jeunes hommes ont...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.russkaya-fantastika.eu/">
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4069152&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.russkaya-fantastika.eu/media/00/02/220268430.jpg&quot; alt=&quot;Trouskinovskaya.jpg&quot; width=&quot;255&quot; height=&quot;409&quot; /&gt;Quelque part dans un village proche de Babel, quelques jeunes hommes ont été enrôlés pour la construction d'une tour. Ils sont pauvres, illettrés. Ils arrivent en ville, et comme ils ne savent rien, on ne leur propose que les travaux les plus basiques. La tour, véritable microcosme, comporte plusieurs niveaux&amp;nbsp;: au premier habitent les plus pauvres tandis que la vie s'améliore dans les étages. Nos six villageois doivent transporter de l'argile pour la construction. Et on les trompe tout le temps, en abusant de leur ignorance et de leur naïveté. Ils rencontrent un jour une jeune femme, belle et intelligente. Elle leur prédit que la tour va bientôt s'effondrer. Aussi leur propose-t-elle d'aller travailler à la construction d'une autre tour. Ils s'évadent donc et parviennent à l'autre construction, où ils font finalement le même travail. La fille cependant leur promet de les payer plus cher à l'avenir. Toujours naïfs, ils acceptent. Mais un jour, un homme leur dit que leur nouvel employeur les trompe tout autant que le précédent...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les Imbéciles de Babel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Дурни вавилонские&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, 2010, Snejni Kom), de &lt;strong&gt;Dalia Trouskinovskaya&lt;/strong&gt;, n'est pas un roman fantastique&amp;nbsp;: on n'y trouve pas la moindre trace de merveilleux. C'est une métaphore, utilisant un fond pseudo-historique, celui de Babel et de sa tour. Mais ici, ce n'est une tour, mais plusieurs qui sont construites, chacun parmi les puissants veut avoir la sienne et est prêt à n'importe quelle tromperie pour y parvenir – par exemple le vol des employés travaillant à une autre tour. De ce fait, aucune n'est parfaite, et nos héros, en bons Candide qu'ils sont, vont passer de l'une à l'autre, avant de se décider à prendre leur avenir en main. Dans ce roman humoristique et satirique, Dalia Trouskinovskaya se livre à une critique subtile du capitalisme, un système qui ne peut pas se réformer, sauf si finalement on le brise de l'intérieur, par une révolution par exemple. Elle en profite pour montrer le rôle hypocrite de la religion, au travers par exemple des prêtres aux costumes ridicules&amp;nbsp;: ce sont leurs temples qui donnent l'argent pour la construction des tours. Il faut obéir à la Déesse, aux religieux, et donc continuer à construire des tours sans rien changer. Ces prêtres ne font rien, mais font travailler les autres à leur place.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;D'une lecture agréable, ce roman, qui peut se lire comme un simple récit d'aventures humoristiques, est tout de même porteur d'une bonne réflexion sur notre société. On pense à la Russie des années 90, mais le propos toutefois s'appliquer à tout pays et toute époque. Une lecture très recommandable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une lecture de Viktoriya&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
</feed>