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(aut.) Alexandre Kazantsev

  • Projet "Kosmoopera" - 2 - Ce qui existe déjà en français

     

    Entendons-nous bien. Par space opera, nous n’envisageons que les récits qui se placent en dehors du système solaire, et qui impliquent un déplacement d’un monde à l’autre. Ainsi, aucune des oeuvres des frères Strougatski, à l’exception peut-être de Le Petit, ne peut être qualifié de space opera. Si les romans des frères Strougatski prennent bien place sur d’autres mondes, ils ne les quittent que rarement.

     

    Des récits de ce genre ont bien sûr déjà été traduits. Faisons-en la liste. Corserpentis.jpg

    Nous avons déjà un peu parlé de La Nébuleuse d’Andromède, d’Ivan Efremov ; nous en reparlerons encore et plus longuement. Moins connue est sa suite immédiate, Cor Serpentis, une novella publiée dans le recueil du même titre (sans date, Editions en Langues étrangères) : un texte naïf, certes, comme jusqu’ici toutes les oeuvres de Efremov (il évoluera par la suite), mais avec quelques belles pages d’ambiance.

    robe02.jpgNous avons publié de Kir Boulytchev deux longs récits, La Robe blanche de Cendrillon et Le Grand esprit et les fugitifs. Il faut leur ajouter Fleur des neiges, qui appartient au même cycle (Lettres soviétiques, 1984, 302, p. 50-58). Eux sont représentatifs du kosmoopera des années 1970.

    Autre auteur que nous avons eu le plaisir de republier : Valentina Jouravliova, avec la nouvelle L’Astronaute, incluse dans Dimension URSS. Nous ne vous cacherons pas que c’est une longue novella du même genre, écrite avec son mari Guenrikh Altov, La Ballade des étoiles (Les Meilleurs récits de science-fiction soviétique, 1962, Robert Laffont), qui a motivé notre projet : ce texte est une petite merveille ; là encore, nous vous en reparlerons.

    antares17-1985.jpgAutre auteur important du genre, mais dont seules des nouvelles ont été traduites : Dmitri Bilenkine. Quatre de ses nouvelles traduites se rapportent plus ou moins au space opera : Incident sur Oma (Le Livre d’Or de la science-fiction soviétique, 1984, Presses Pocket) ; Test d’intelligence (Antarès, 1986, n°21, p. 28-45) ; Sur un sentier poudreux (Dimension URSS) ; Les Yeux étrangers (Antarès, 1985, n°17, p. 34-45). Voilà pour ce qui est des auteurs importants.

     

    En dehors de ceux de Efremov, deux romans de space opera soviétique ont aussi été traduits. Tout d’abord Plus fort que le temps, d’Alexandre Kazantsev (1981, Albin Michel). Nous avons parlé ici de cet étrange roman qui allient visions fulgurantes et longs passages plats et idéologiques. L’autre est Griada, d’A. Kolpakov (1962, Hachette), qui non seulement est un plagiat d’Aelita d’Alexeï Tolstoï, mais est aussi si mauvais qu’il a été à l’origine de la création de razzies soviétiques !Kazantzev2.jpg

    Ajoutons enfin à cela une poignée de nouvelles qui vont du très bon – Sergueï Drougal, Le Syndrome de Tichka (Lettres soviétiques, 1987, 348, p. 48-61) ; Vladimir Mikhaïlov, Triste conversation à l’aube (Antarès, 1987, n°24, p. 40-55) – au médiocre – Vladimir Firsov, Le Kangourou (Lettres soviétiques, 1987, 348, p. 61-78) ; Youri Glazkov, Le Noir silence (Lettres soviétique, 1985, 318, p. 51-63) ; Gueorgui Gourévitch, L'Infra du Dragon (Le Messager du Cosmos, sans date, Editions en langues étrangères, p. 139-158) ; Roman Podolny, Les Descendants d'Orphée (Les Descendants d'Orphée, 1987, Radouga, p. 150-155) ; Alexandre Siletski, La Peste florale (Lettres Soviétiques, 1984, 302, p. 115-128). Lettres1987.jpg

     

    Même si l’on constate comme une forme d’effet de rattrapage dans le courant des années 1980, grâce aux efforts de la revue de propagande Lettres soviétiques, et de la revue de passionnés Antarès, c’est assurément fort peu. Et absolument pas représentatif : le kosmoopera des années 1960 est singulièrement absent ; bien des auteurs majeurs manquent à l’appel : Gromova, Larionova, Berdnik, pour ne citer qu’eux. Des auteurs ne se sont pas contenté de nouvelles, mais ont écrit de romans entiers, parfois particulièrement surprenants et libres de ton. Et même pour les années 1980, un auteur comme Snegov, auteur particulièrement brillant, n’a même pas fait l’objet d’une traduction par Lettres soviétiques, à la différence d’auteurs de moins grande classe mais sans doute plus orthodoxes.

    Autrement dit, il reste bien du travail à faire.

  • Jacques Bergier et la SF soviétique en France

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