09/08/2012

Aziris Nuna

Aziris Nuna.jpgVoilà un film pour lequel nous avions, une fois encore, un a priori positif. Il faut dire qu'Aziris Nuna, de Oleg Kompassov (2006), est une adaptation d'un récit de Sergueï Loukianenko et Iouli Bourkine, Aujourd'hui, maman! (Сегодня, мама!, 2006), récit parodique et humoriste destiné à un public jeune.

Kostya et Stas sont les fils d'un archéologue spécialiste de l'Egypte ancienne. Mais cette spécialité recouvre en fait l'envie de découvrir des artefacts d'origine extraterrestre. Or voilà qu'un matin les deux garçons surprennent leur père en train de dire à leur mère qu'il est possible qu'un de ces artefacts se trouvent dans la réserve du musée où il travaille. Ni une, ni deux, Kostya et Stas n'écoutent que leur curiosité: ils se rendent de nuit dans la réserve, où ils sont attaqués par une momie subitement réanimée. Ils trouvent alors refuge dans une tête sculptée géante, laquelle referme un chronoscaphe, appareil en forme d'oeuf qui les catapulte dans un futur lointain...

Le ton est tout de suite donné: Aziris Nuna s'adresse avant tout aux adolescents et pré-adolescents. Ce sera donc humour et aventure au programme. Cela aurait évidemment du nous plaire. Et de fait, le scénario, qui ne prend que peu de liberté avec le récit originel, s'y prête bien. Les rebondissements y sont multiples, l'astuce finale plutôt bien trouvée. De plus, le film est porté durant sa première moitié par une abondance de trouvailles visuelles vraiment intéressantes, concernant l'univers du futur. Hélas, les bons points s'arrêtent à cela, car tout se retrouve gâché par une mise en scène maladroite, des acteurs abandonnés à eux-mêmes et qui pensent que cabotiner, c'est être drôle, et surtout une musique pénible, comme placée aléatoirement. A la longue, tous ces défauts en deviennent pénible, notamment durant toutes les scènes prenant place dans le palais égyptien. Aziris Nuna se laisse voir, mais sans plus, sans réel plaisir.

 

La bande annonce (en russe)

06/07/2012

Un cycle de cinéma pour vacances

 

Eh voilà, les vacances approchent à grand pas, et nous, nous offririons volontiers un peu de détente. Et dans notre domaine ce sera d'autant plus facile que le cinéma russe moderne fantastique, de science-fiction ou de fantasy est florissant: sur les centaines de films qui sortent chaque années en Russie, on peut compter sur un pourcentage non négligeable d'oeuvres relevant de l'imaginaire, certaines même bénéficiant de budgets considérables. Nous avons déjà eu l'occasion ici de critiquer certains de ces films. Comme partout, on trouve de l'excellent, du bon, du moins bon et du franchement mauvais. Mais au moins il y en a pour tous les goûts, et surtout, c'est autrement plus original que Batman 32, la Revanche du Retour ou Spiderman, la préquelle 4, reboot.

Voici donc notre sélection pour les semaines à venir, présentée dans le plus complet désordre (cliquez sur les images pour agrandir):

 

Hooked 2.jpgEvidemmant, На Игре 2 (Hooked, next level), 2010, de Pavel Sanaev, s'impose. Le premier volet s'était avéré très bon, espérons que le deuxième sera à la hauteur.


Vedma.jpgВедма (The Power of fear ou Evil), 2006, Oleg Fessenko: une nouvelle version du Viï de Nicolas Gogol.

 

 

 

 

 

8 août.jpgАвгуст восьмого (Le 8 août), 2012), Djanik Faiziev. Une production de Fedor Bondartchouk, dont le scénario (à haut risque propagandiste) prend pour base le récent conflit d'Ossétie du Sud.

 

Rejection.jpgОтторжение (Réjection), 2009, Vladimir Lert. Un film ukrainien scénarisé par l'excellent écrivain Andreï Salomatov.

 

 

 

 

 

First squad.jpgПервый отряд (First squad), 2009, Yoshiharu Ashino. Eh oui, un film japonais. En fait une coproduction russo-japonaise, dans le cadre de laquelle Anna Starobinets a écrit un roman (mais qui n'est pas une novellisation).

 

 

 

Black Lightning.jpgЧерная молния (Black Lightning), 2009, Aleksandr Voïtinski et Dmitri Kisselev. Une production de Timur Bekmambetov (Night Watch), avec un super-héros improbable doté d'une Volga volante.

 

 

 

 

Nous sommes du futur.jpgМы из будущего 1 et 2 (Nous sommes du futur 1 et 2), 2008-2009, Andreï Malioukov. La grosse production de ces dernières anées. Une histoire de voyage dans le temps. Nous en parlerons sous réserve de recevoir les DVD à temps.

 

Sword Bearer.jpgМеченосец (The Sword Bearer), 2006, Philipp Yankovski. Basé sur un roman de Evguéni Danilenko, ce film a pour personnage un mélange étrange de Hulk et de Wolverine.

 

 

 

 

 

Exaella.jpgЭксэлла (Exaella), 2011, Andreï Oudot. Encore un dessin animé japonais. Du moins réalisé par un studio japonais, car le projet en lui-même est celui d'un seul homme, Andreï Oudot, qui a tout fait (même la musique), en dehors de l'animation.

 

Aziris Nuna.jpgSi possible Азирис нуна (Aziris Nouna), 2006, Oleg Kompassov. Un divertissement basé sur un roman comique coécrit par Sergueï Loukianenko et Iouli Bourkine.

 

 

 

29/12/2010

Le dossier sur la SF russe dans Galaxies bientôt prêt

Nous vous l'annoncions pour la fin de l'année 2010, il paraîtra finalement avec un petit retard, mais en tout cas, le dossier sur la SF russe dans la revue Galaxies est bientôt prêt. Nous venons d'en relire les épreuves.

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En voici d'ores et déjà le sommaire définitif:

- un article sur L'imaginaire russe en quête de futur (par Patrice Lajoye), tentative de synthèse des débats qui ont actuellement lieu sur la SF et sa qualité en Russie;

- un encart sur la perception des romans de SF dus à des écrivains de littérature "générale" par certains auteurs de SF (Tatiana Tolstaya, Vladimir Sorokine... et les autres);

- une interview de Vladimir Pokrovski, dans laquelle cet auteur revient sur toute sa carrière en dents de scie, de l'époque soviétique à nos jours (propos recueillis et traduits par Viktoriya et Patrice Lajoye);

- une interview d'Henry Lion Oldie, reprise de Géante Rouge n°4 et mise à jour (propos recueillis par Elian Krawiek et traduits par André Cabaret).

Et au niveau des nouvelles (toutes traduites par nous)

- Maître du monde, de Iouli Bourkine;

- Nevermore, d'Henry Lion Oldie;

- 3D. Gastarbeiters virtuels, de Vladimir Pokrovski;

- Sorcière (scénario), d'Arkadi et Boris Strougatski.

Bref, un dossier copieux, de plus de 65 pages, à paraître dans Galaxies n°11 d'ici quelques petites semaines, fin janvier si tout va bien!