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01/01/2014

Les parutions en russe - janvier 2014

C'est une avalanche de titres qui nous tombe dessus pour ce mois de janvier. Beaucoup de licences, beaucoup de projets inclus dans des collections thématiques, cela-dit. Le phénomène, s'il est bien en régression, est pourtant toujours aussi présent.

Loukianenko.jpgMais parmi tous ces titres, nous noterons une suite au cycle des Sentinelles de Sergueï Loukianenko, qui s'associe à Arkadi Chouchpanov pour écrire une Ecole du Contrôle (Школьный Надзор), à paraître chez Ast. Loukianenko s'était déjà associé à un autre auteur pour le tome 2 de son cycle, mais pourvu que ce ne soit pas là le début... d'une nouvelle licence !

Arenev.jpgToujours chez Ast, c'est Vladimir Arenev qui nous gâte avec un roman de fantasy, Le Commandant de la forteresse morte (Комендант мертвой крепости), une fantasy post-apocalyptique. La mort d'un dieu a entraîné la destruction du monde. Une ville cependant a survécu, gardé par une forteresse qui est son dernier rempart contre les créatures démoniaques. La couverture est hideuse, mais le contenu ne peut que nous intéresser.

Krapivine.jpgComme annoncé le mois dernier, les éditions « Grandes œuvres complètes illustrée » (БИСС) continuent leur programme de réédition de l'oeuvre de Vladislav Krapivine, avec cette fois-ci Le Pigeonnier dans la clairière jaune (Голубятня на желтой поляне), qui est un pur chef-d'oeuvre.

Jarkov et Kostioukevitch.jpgEnfin, l'association des éditions Chiko, Maksim (toutes deux à Lougansk, Ukraine) et Snejniï Kom (Moscou) continuent dans leur volonté de publier les meilleurs travaux issus du séminaire de Partenit, tenu par les Oldie et Andreï Valentinov. Ce sont donc trois romans d'auteurs débutants mais prometteurs qui vont paraître ce mois-ci : L'Ethique du raider (Этика Райдера) d'Alekseï Jarkov et Dmitri Kostiokevitch, dans lequel le monde fait face à une crise sans précédant, et tandis que l'Occident subit une vague d'immigration non contrôlée, un vaisseau spatial en détresse arrive en Russie.

Lomaka.jpgAvec Renégats (Ренегаты) d'Ivan Lomaka, nous sommes entraînés au XXIIIe siècle. La population terrienne a chuté à 1 milliard d'habitants, et parmi eux, quelques rares immortels pourchassés par des scientifiques (on notera là encore l'illustration assez peu heureuse...).

Choulga.jpgEnfin, le Générateur de Chaos (Хаос-генератор) de Stanislav Choulga nous livre là encore une science-fiction plutôt pessimiste. On notera curieusement l'absence de fantasy parmi les résultats de ce séminaire pour dirigé par des auteurs de fantasy.

Enfin, parmi les titres annoncés le mois dernier, Noir, d'Andreï Valentinov, sortira finalement ce mois-ci, toujours chez Snejniï Kom.

 

 

02/12/2013

Les parutions en russe - décembre 2013

Commençons cette note de décembre par l'annonce de quelques reports de publications annoncées précédemment. Tout d'abord avec l'anthologie Verbarium, chez Snejniï Kom, initialement prévue en juillet, qui finalement paraîtra ce mois-ci.

De même, le roman de Henry Lion Oldie et Andreï Valentinov, La Forteresse de mon âme, annoncé en octobre, sort finalement ces jours-ci chez Azbouka.

Enfin, l'anthologie Légendes des Sorcelleurs, consacrée à l'oeuvre d'Andrzej Sapkowski, annoncée le mois dernier chez Eksmo, est reportée à janvier prochain.

 

Valentinov.jpgVenons-en aux nouveautés de décembre, avec tout d'abord un roman d'Andreï Valentinov, Noir (Нуар), prévu chez Snejniï Kom, un roman de science-fiction qui prend place durant la Seconde Guerre mondiale fait rage, avec pour héros un ancien membre de la Garde Blanche.

Concernant Henry Lion Oldie, c'est le deuxième volume des Sauvages de l'Œcumène, Loup, qui paraître ce mois-ci chez Azbouka. Malheureusement, la couverture n'a pas encore été dévoilée.

Peroumov.jpgTerminons par des rééditions. Chez Eksmo, tout d'abord, reparaîtra La Solitude du mage (Одиночество мага), roman de fantasy de Nik Peroumov (ici avec la couverture de l'édition de 2007). Eksmo, cette année, a multiplié les rééditions de cet auteur.

Les éditions Dom Mechtcheryakova, de Moscou, lancent ce mois-ci une belle collection, « Grandes œuvres complètes illustrée » (БИСС), consacrée à Vladislav Krapivine. Ces rééditions reprendront reprendront le format et les illustrations des tirages soviétiques, illustrés par E. Medvedev et E. Streligova, mais s'accompagneront de commentaires et de documents. Dès ce mois-ci, ce sont deux volumes qui sont prévus : Les Enfants du flamand bleu (Дети синего фламинго - 1981) et Tourné avec un écran (Выстрел с монитора - 1989)

Krapivine 1.jpg  Krapivine 2.jpg

 

13/03/2012

Vladislav Krapivine - Le Chat qui chante dans l'arbre argenté

 

Krapivine1.jpgKapa, un minuscule extraterrestre ayant la forme d'une goutte scintillante, volant dans l'espace, se perd et se retrouve sur Terre. Ayant la faculté de parler, il y fait connaissance avec des garçons et des filles de 8 à 11 ans. Parmi eux, Marconi, doué d'une remarquable intelligence, parvient à lui donner l'apparence d'un garçon de son âge, à l'aide d'une machine de son invention, bricolée dans un grenier. Ici commencent alors les aventures de Kapa, Marconi et leurs amis.

 

Dans la même ville habite Pim-Kapytytch, une créature ayant à peine l'apparence humaine, de petite taille. Il est très gentil mais vit isolé, presque en ermite. Seuls les enfants viennent le voir, et un jour ils lui offrent un chat. Lorsque l'automne approche et qu'il faut retourner à l'école, Kapa doit retourner chez lui. Marconi se retrouve alors obligé d'inventer quelque chose qui puisse permettre ce retour. Cependant, l'engin ainsi construit projette par erreur le chat à la place de l'extraterrestre.

 

Krapivine2.jpg

 

Appartenant au cycle du « Grand Cristal », Le Chat qui chante dans l'arbre argenté (Серебристое дерево с поющим котом, 1993) de Vladislav Krapivine, s'adresse cependant à un public plus jeune que celui des romans déjà présentés ici, donc à des lecteurs de moins de onze ans. Vladislav Krapivine ne s'embarrasse ici pas de vraisemblance : les événements étonnants se succèdent et par exemple les appareils créés par Marconi tiennent plus du miracle que de la science.

 

Notons qu'on chercherait en vain un grand méchant : tout juste trouve-t-on un obstacle (plus qu'un adversaire), à savoir un commerçant qui tente de s'immiscer dans la vie des enfants. C'est le seul adulte de l'histoire, et finalement le seul personnage un peu négatif. Krapivine semble au passage idéaliser le temps de l'enfance, plus libre que celui de l'âge adulte.

 

Avec son style simple, son intrigue basée sur une série de rebondissements, Le Chat qui chante dans l'arbre argenté est un livre de pure détente, bien agréable, à mille lieues de ce qu'on peut donner à lire actuellement aux 7-11 ans.

 

 

 

Une lecture de Viktoriya