11/11/2008

Iouri Mamleiev - Le Monde et le rire

Autre représentant typique de l'absurde russe moderne, avec Sorokine, Iouri Mamleiev est maintenant régulièrement traduit au Serpent à Plumes. Avec Chatouny et Les Couloirs du temps, en 2007 est paru Le Monde et le rire, traduit par Anne Coldefy-Faucard:

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Le mot de l'éditeur:

Troisième volet de la trilogie commencée avec Chatouny et Les couloirs du temps, Le monde et le rire en est sans doute le livre le plus désespéré de Iouri Mamleïev. Comme toujours chez l’écrivain, les personnages –des Moscovites d’aujourd’hui– sont dans l’errance, en quête d’eux-mêmes, de l’essence de la Russie, de l’éternité. Plus encore que dans les volets précédents, ils se risquent à jeter un coup d’œil de l’autre côté du miroir, vers l’au-delà.
Désespoir, disions-nous, désespérance plutôt. Désespérance, parce qu’aucun des héros ne sait plus ce qu’il est ni où il va, parce que la Russie dans son ensemble ne sait plus, à l’heure actuelle, ce qu’elle est ni où elle va.
Plus que jamais, peut-être, Iouri Mamleïev pousse les situations de son roman jusqu’à l’absurde. C’est ainsi qu’un de ses personnages finit par se retrouver, au sens propre, prisonnier de ce miroir dans lequel il a trop voulu regarder. Et, par-dessus tout cela, par-dessus les petits ou grands problèmes individuels, par-dessus les petits ou grands problèmes du quotidien russe, il y a le Monde (à prendre ici au sens de Nature, d’Univers) qui se rit des piètres créatures humaines que nous sommes.
Une fois de plus, Iouri Mamleïev s’affirme comme un des maîtres du grotesque contemporain.

En résumé, l’un des héros disparaît sans laisser de traces, si ce n’est son reflet dans le miroir. Des amis, partis à sa recherche, découvrent un monde renversé, peuplé de monstres, de morts, et régi par des organisations secrètes…

Et la fiche technique:
- 224 pages
- 21.00 €
- ISBN 978 2 268 06179 5

Critique là encore à venir.